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 Interview - welovemusic.fr - 11.2015

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Lou Piu
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Nombre de messages : 89
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Date d'inscription : 24/02/2015

MessageSujet: Interview - welovemusic.fr - 11.2015    Lun 30 Nov 2015 - 19:25

interview de Matthieu Windey pour welovemusic.fr

Pour son troisième album AaRON s’est attaqué à l’espace et à la nuit. Les deux complices qui ont élaboré un projet ambitieux mais pas démesuré nous ont sorti leurs plans d’architectes, histoire de comprendre la carte de “We Cut The Night”.

Vous avez repris les concerts dès cet été,  avant la sortie de votre album. Comment ça s’est passé ?


Simon Buret : C’était jouissif parce qu’on s’est dit que c’était l’occasion de faire deux ou trois festivals, à Bourges ou en Belgique notamment. C’est la première fois qu’on jouait un album avant sa sortie donc on ne voulait pas tout donner non plus.

Cet album a une atmosphère très nocturne non?


SB : Le vrai thème de cet album c’est exprimer ce qu’il y a à l’intérieur. C’est plus une nuit de l’intime en fait. On veut ramener une émotion fugitive à un état figé. Personnellement, j’aime bien écouter cet album en voiture ou en courant. Il correspond pas mal au mouvement selon moi.

Olivier Coursier : Tu peux l’écouter dans pleins de situations différentes et quelque soit ton humeur. Cet album est fait pour ça.

“We Cut The Night” n’est pas si sombre qu’il en a l’air…

SB : Exactement. Il est sulfureux, transpirant, il est vivant. Il y a une émotion assez charnelle.

OC : C’est vrai, chaque morceau va toujours vers la lumière.

Plus que jamais, il semble que vous ayez réalisé un énorme travail sur le son.

OC : On voulait vraiment concevoir  “We Cut The Night” comme une matière à part entière. On discute surtout en terme d’images, plus que sur des aspects concrets.

SB : Par exemple pour le morceau “Onassis” j’imaginais une cathédrale. Il y a un orgue au début du morceau qui nous a inspiré cette structure. Pour “Blouson Noir” il fallait quelque chose de très urbain, on a conçu ce morceau à New York, c’est là que l’idée du bruit du métro est venue. On construit notre musique comme d’autres érigent un bâtiment, en fait, on la vit physiquement.

Que signifie le titre du dernier morceau : “2:22” ?

SB : C’est un nombre magique, c’est aussi le numéro d’une chambre. 2:22 représente un moment auquel tu penses à l’autre. C’est un lien visible qui me relie à un autre cœur. Je trouve ça fou quand tu y réfléchis car l’horaire, au bout du compte, c’est une illusion. Comme mon père vit aux  États-Unis, nous ne vivons jamais aux mêmes heures. Quand j’étais petit ça me perturbait beaucoup ce décalage, on est au même moment physique mais pas à la même temporalité. Ce « deux heures 22 », c’est comme un lien qui te rapproche de ce qui est loin.

Vous vous connaissez depuis dix ans. Votre relation a-t-elle évoluée ?

OC : Je découvre des choses chez Simon chaque fois qu’on travaille ensemble, on se motive l’un et l’autre et surtout on ne se juge pas. C’est très important dans une amitié, on a notre liberté.

SB : Il me frappe parfois. (rires)

OC : (rires) Je me souviens très bien du premier morceau qu’on a fait ensemble, “Endless Song”, il y a tout de suite eu une grande connexion. On a réalisé à quel point c’était évident qu’il fallait abonder dans ce sens, tous les deux.

SB : On ne force jamais l’autre, notre complicité est tellement naturelle que lorsque des musiciens nous rejoignent pour la tournée on n’a pas du tout le sentiment d’être nous deux plus les autres, on oublie que nous sommes un duo.
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